Députée Bruxelloise

Vendredi 16 octobre, le comité de concertation décidait de la fermeture des établissements Horeca sur l’ensemble du pays pendant un mois pour lutter contre le COVID-19, alourdissant ainsi les mesures prises au niveau régional le mercredi 7 octobre, avec la fermeture totale des cafés et bars en Région bruxelloise. Selon Véronique Lefrancq (cdH), la situation sanitaire et les restrictions qu’elle nécessite précipite de nombreux indépendants et commerces de l’Horeca mais aussi l’ensemble des secteurs économiques de la Région dans l’incertitude quant à leur survie : « La fermeture de l’Horeca pour un mois est dramatique pour un secteur déjà fortement impacté depuis 6 mois. Pour bon nombre d’établissements et de commerçants, également dans d’autres secteurs, c’est le lockdown de trop. C’est l’ensemble de l’économie bruxelloise qui est touché ».

 

Manque d’anticipation dans le plan de relance bruxellois

La députée humaniste bruxelloise fustige le manque d’anticipation de l’exécutif bruxellois d’une deuxième vague du coronavirus pourtant mainte fois répétée selon elle, notamment dans le cadre de son plan de relance dévoile le 7 juillet dernier : « La mise en pratique de ces restrictions sanitaires vient confirmer mes craintes exprimées lors de la présentation du plan de relance court terme en juillet. Rien n’avait été prévu en cas de reprise du virus. Pas une ligne ne traite d’un plan ou d’une mesure de soutien économique visant à aider des entreprises touchées par ce rebond. Rebond qui, je le rappelle, avait été annoncé par de nombreux experts depuis des mois ».

 

Délais de primes trop longs

Véronique Lefrancq (cdH) souligne également les délais entre les annonces du gouvernement bruxellois concernant l’obtention de primes et l’octroi effectif de celles-ci. Ainsi, la prime de 4000€ pour les entreprises qui avaient dû fermer des suites des mesures de confinement en mars avait été annoncée le 19 mars et le formulaire d’introduction était en ligne le 8 avril. Pour la prime de 2000€ pour les entreprises et indépendants qui avait accusé un manque à gagner des suites des mesures de confinement, l’annonce avait été faite le 16 avril, les modalités arrêtées le 14 mai et le formulaire d’introduction était en ligne le 8 juin. Pour la prime pour les hôtels de 200€ par mois et par chambre, elle était annoncée le 16 juillet et le formulaire est attendu pour le 26 octobre. Enfin, le 17 septembre le gouvernement communiait qu’une prime de 3000 à 9000€ était dégagée pour les secteurs événementiel, touristique et culturel, mais le formulaire d’introduction serait opérationnel début novembre. La députée bruxelloise condamne ces délais : « À quoi bon de faire des effets d’annonce alors que rien ne suit pas après ? Le risque, c’est qu’on ne croit même plus la Secrétaire d’État lorsqu’elle annonce une nouvelle aide, le gouvernement perd en crédibilité ! La rapidité d’obtention sera l’élément primordial dans la survie de nombreux commerces. C’est à se demander si certains indépendants recevront leur prime avant 2021 ! ».

 

État d’urgence économique régional

Alors qu’un nouveau comité de concertation avec de possibles nouvelles mesures sanitaires est prévu ce vendredi 23 octobre, Véronique Lefrancq (cdH) demande une anticipation de la part du gouvernement régional bruxellois : « Nous parlons de plus en plus d’un possible confinement. Dans cette crise, nous avons sans cesse réagi avec un temps de retard par rapport au virus, nous devons aujourd’hui impérativement anticiper. C’est pourquoi le Gouvernement doit invoquer l’état d’urgence économique régional, c’est notre demande avec le cdH bruxellois : des mesures de soutien fortes et immédiates, l’anticipation d’un confinement généralisé, la prévision du mois de décembre avec les fêtes de fin d’année, la prévoyance du mois de janvier avec les soldes, etc. Il faut donner une perspective et une vision à l’économie de cette Région ».

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