En 2018, Beliris déposait un permis d’urbanisme pour le réaménagement de la Place Royale. En 2020, à la demande de Pascal Smet, Beliris a revu sa copie. Une mise à plat de la Place, sans trottoirs ni pavés : l’esprit des premiers plans qui respectaient les caractères patrimonial et historique de la Place est perdu. Pour le cdH bruxellois, il n’est pas question de faire n’importe quoi.

Pour Céline Fremault, cheffe de file du cdH Bruxellois, « La Place Royale, c’est notre patrimoine culturel et historique. Des touristes du monde entier la traversent. On ne fait pas fi de cela sous prétexte qu’il faut tout mettre à plat pour faciliter la vie des cyclistes. Les trottoirs ont une fonction, notamment celle de permettre aux personnes malvoyantes de se situer dans l’espace public. Les pavés ont une histoire et à l’heure où l’on prône l’économie circulaire, il serait tout à fait contradictoire de ne pas les réutiliser.».

Le chef de groupe cdH au conseil communal, Didier Wauters, nous déclare :« Je ne sais pas ce qui guide l’agenda de la majorité mais ce n’est certainement pas la concertation. Je ne comprends pas la volonté de Pascal Smet qui soutient avec force et conviction un projet de réaménagement de la Place Royale sans trottoirs, sans pavés et asphaltée. Tout geste urbanistique de transformation de la Place Royale, notre Place de la Concorde à nous, devrait se faire avec sobriété et humilité ; pas par dogmatisme. ».

Le cdH bruxellois a donc décidé de déposer une proposition de résolution au Parlement bruxellois et une motion à la Ville de Bruxelles visant un retour au plan initial déposé par Beliris en 2018 estimant qu’il nous semble raisonnable de proposer un plan d’aménagement de la Place qui puisse conserver le caractère historique, culturel et urbanistique du lieu tout en respectant l’ensemble des usagers.